Parents, il faut réagir ! Prendre garde et mesurer le temps de console de nos enfants. A moins de la considérer comme un substitut de "nounou" (avant c'était la télé qui remplissait ce rôle), la console, c''est comme l'alcool. A consommer avec modération. Car comme toutes les drogues, un temps de jeu excessif devient dangereux. Aux Etats-Unis, un enfant sur 10 présente des symptômes de dépendance psychologique aux jeux vidéos. En France, près d'un jeune sur deux (46%) estime que le temps de jeu est un sujet de dispute avec les parents. Les consoles et les jeux vidéos ont pourtant représenté 60% des cadeaux de Noël. Résultat, la phrase récurrente des parents est devenue : "Tu vas jouer encore longtemps ? Laisse cette console !" Les grands-parents ne savent plus comment déscotcher leurs petits-enfants de tous ces écrans. Au-delà d'une heure, il faut changer d'activité. Des ados, voire des jeunes adultes y passent la nuit. Comment envisager une vie sociale la journée ? De fait il n'y en pas, ils dorment et se réveillent pour retourner sur l'écran... Dès 10 ans, les enfants sont attirés par les écrans de toute sorte : ordinateurs, smart-phones, consoles et bien-sûr tous les jeux qui vont avec. Les adultes doivent bien comprendre le danger que cela représente, car ce n'est évidemment pas aux enfants d'être raisonnables. Une alerte d'autant plus rouge que les joueurs eux-mêmes se déclarent choqués par la violence de certains jeux. Grégoire à 11 ans fait régulièrement des cauchemars et ne peut plus s'endormir sans lumière. En cause les jeux (déconseillés aux moins de 18 ans) auxquels il s'est adonné tout l'après midi avec son copain... Il incombe aux parents de surveiller les jeux utilisés, de vérifier les logos et l'âge requis, de comptabiliser le temps de jeu, d'installer un contrôle parental sur les ordinateurs, etc. Les laisser jouer sans réserve aux jeux vidéos équivaut à les laisser fumer ou boire sans retenue... Il faut se bouger, réagir... Les chiffres des Etats-Unis sont à nos portes (au même titre que ceux de l'obésité). Bougeons-nous sur ce front aussi !
- Etudes Ipsos 2009
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